Mais, l'évolution du travail contemporain nous montre, dans ses crises individuelles (burn out, stress...) comme dans ses crises collectives (conflits interpersonnels, harcèlement...) que les humains ressentent un autre besoin, sans doute négligé depuis trop d'années : celui d'être soutenus par les leurs. Et ce soutien est d'autant plus fort qu'il est le produit d'un collectif. Parce que le groupe sera toujours plus puissant que l'individu isolé.
Nous le savions, certes. Certains ont continué à le mettre en pratique (les militaires, par exemple), mais dans l'univers de la production industrielle et, plus encore, tertiaire, cette idée simple a déserté la doxa ambiante.
Il faut donc, très vite, que nous retrouvions la richesse du collectif dans nos fonctionnement. Pas seulement cet "allez les petits" inspiré du rugby, mais un réel partage des enjeux, une plus grande pratique de la décision commune. Et aussi lier au groupe des évaluations et des éléments de rémunération retraçant la performance de l'équipe. À procéder ainsi, je suis certain que nous limiterons grandement la plaie des risques psychosociaux que nous cherchons convulsivement à cautériser.
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