Patronat et syndicats ont trouvé un accord sur le harcèlement et la violence au
travail, ce vendredi 26 mars, Comme on le pressentait, dès le mois de février, après six mois de négociations,les
entreprises ont finalement accepté de reconnaître que le mode de management ou de fonctionnement pouvait être responsable de ces phénomènes.Les partenaires sociaux, ont finalisé un texte permettant de "mieux prévenir ces agissements, les réduire et si possible les éliminer". Ils divergeaient jusqu'à présent sur un point majeur : les syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC) souhaitaient que soit inscrit dans l'accord que "certaines formes d'organisations du travail et de gestion du personnel provoquent par elles-mêmes de la violence et du harcèlement". Au final, le texte ne parle pas d'organisation du travail, mais de mode de management et de mode de fonctionnement de l'entreprise, deux formules qui semblent satisfaire les syndicats.
Il s'agit ici d'un pas important dans le sens de la prise en considération sérieuse des dimensions collectives et organisationnelles à l'origine d'une forme de violence qu'on avait tendance à circonscrire à l'influence néfaste des "petits chefs". Pas à pas, les esprits avancent, mais il reste encore à faire pour comprendre que manager ne se limite pas à gérer du rationnel et que nos modes actuels de fonctionnement sont en crise.

L'abstention considérable du premier tour des élections régionales a été relevée par tous les spectateurs de la soirée électorale autant que par les observateurs. Mais, exclusivement
en termes politiques. Or, la dimension massive du phénomène ne doit pas le cantonner à la sphère politique. Il existe bien une forte déception des citoyens mais celle-ci provient surtout du
sentiment qu'ils éprouvent d'être insuffisamment protégés de la tourmente économico-sociale. Ce n'est donc pas seulement la "classe politique" ou le "Pouvoir" qui se trouvent contestés dans le
silence assourdissant du parti des pêcheurs à la ligne, mais tout ce qui, d'une façon ou d'une autre pèse sur le destin de ceux qui se perçoivent comme les "petits".
































