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Dans l'exercice de son activité, le dirigeant vit trois situations paradoxales qui peuvent le conduire sur le
chemin de la souffrance.
D'abord, lorsqu’il ressent un besoin particulier ou lorsqu'il se confronte à une difficulté, il se croit obligé de se
débrouiller seul. Il est trop bien formé, trop important et, même, trop considérable pour ne pas être capable de le faire, n'est-ce pas? Et puis, plus il grandi dans l’entreprise, c'est-à-dire
plus il monte en grade et en responsabilité, plus il pense devoir se débrouiller seul et s'engage dans un mouvement d'isolement qui le qualifie comme important et, progressivement, le déqualifie
au regard d'une approche simple et humble des problèmes croisés sur son chemin.
Le deuxième paradoxe du dirigeant, est relatif à ses proches, dans et hors le milieu professionnel. Ils pourraient l'aider
s'il le leur demandait, certes, mais ils sont trop concernés et entretiennent avec lui des relations souvent ambivalentes qui les autorisent rarement à faire preuve d'objectivité. De surcroît, il
est hors de question qu'il puisse échouer. D'ailleurs, échouer serait difficile à endosser, de même qu'il ne peut pas leurdemander de l'aide sous peine de remettre en cause sa
position et son statut et la vision "fantasmée" que les autres ont élaborée le concernant.
Enfin, troisième paradoxe du dirigeant, il devient moins compétent face à ceux avec lesquels il rencontre des problèmes. Il
a acquis l'habitude de plier les difficultés à sa volonté et, lorsqu'elles résistent, il a appris l'art élégant de les transférer à quelque collaborateur ou conseil. Aussi a-t-il perdu cette
souplesse qui le faisait apprécier dans les débuts de sa carrière.
Alors vient l'heure du coach. Elle n'est pas celle de l'aveu d'une faiblesse. Au contraire, elle est l'heure du courage de
regarder en face les points durs auxquels il est confronté. Elle est l'heure de la sagesse de requérir l'appui qui lui permettra de trouver en lui-même les ressources pour faire
face.
L'animation ci-dessous présente ma pratique du coaching individuel et d'équipe à destination des dirigeants. En cliquant sur l'image en bas à droite (petite croix) vous pourrez l'ouvrir en mode plein écran et, ainsi, la lire plus confortablement.
Patrick Lamarque est conseil de dirigeants en stratégie, gestion des crises et management du changement. Il est également coach pour dirigeant privés et publics et expert en prévention des risques psychosociaux. Il opère en France et à l’étranger.
Ancien élève à l'Ecole Nationale d’Administration, Patrick Lamarque, dans les années 80, a créé la mission communication interne et maîtrise du climat social à la Ville de Paris, coordonné la communication gouvernementale auprès du Premier ministre et conseillé pour sa communication le ministre de la Défense. Dans les années 90, il dirige la communication de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux, puis celle de la Ville et de la Communauté Urbaine de Lyon. Il est ensuite appelé comme Conseiller auprès du Secrétaire d'État à la Défense, puis auprès de la Secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées avant d’être chargé de la concertation et de l’accompagnement social à la Délégation Générale pour l’Armement.
Introducteur des études qualitatives dans l’analyse politique il a développé ces méthodes pour structurer une démarche globale de maîtrise du climat interne de l’entreprise. Il a développé une approche novatrice d’entretiens de confrontation pour la résolution de conflits.
À partir de son expérience dans la gestion de la communication de la Défense durant la première guerre du Golfe, il a créé une méthodologie de maîtrise des crises qui a fait ses preuves dans de multiples situations difficiles, lors de crises de changement, de situations d’urgence psychosociale ou de plans de sauvegarde de l’emploi.
Il a enseigné à l’ENA, au CELSA, à l’EFAP, dans plusieurs universités françaises ainsi qu’à l’École Supérieur du Commerce et des Affaires de Casablanca et à l’Université de Buenos-Aires. Il est l'auteur d’une vingtaine d’ouvrages.
Quelques beaux poêmes
Dans une vieille mare,
une grenouille saute,
le bruit de l'eau.
Bashö (1644-1694)
Porté par l'obscurité.
Je croise une grande ombre
dans une paire d'yeux.
Tomas Transtromer (Prix Nobel 2011), traduit par Jacques Outin
Sur la plage
je regarde en arrière
pas la moindre trace de pas.
Hosai (1885-1926)
J'étais là moi aussi -
et sur un mur blanchi à la chaux
se rassemblent les mouches.
Tomas Transtromer (Prix Nobel 2011), traduit par Jacques Outin
Il n'y a rien
dans mes poches -
rien que mes mains.
Kenshin (1961-1987)
Un papillon blanc sort
D'entre les rayures d'un zèbre.
Sei Imai
Plus que de l'aveugle
Du muet fait le malheur
La vue de la lune.
Kyoraï
Au coucou
Elle ne répond rien
La girouette en fer.
Seiho Awano
Le printemps passe.
Les oiseaux crient
Les yeux des poissons portent des larmes.
Bashö (1644-1694)
Plutôt que les fleurs de cerisier
Les petits pâtés !
Retour des oies sauvages.
Matsunaga Teitoku (1571-1654)
Quelques essais personnels
Le bolet doré
au couteau de l'automne
craque mollement.
P.L.
La nuit est posée
l’hiver gagne la ville –
Frisson de moineau.
P.L.
Un mille-pattes trébuche
-bruit de catastrophe-
entre quelques brins d'herbe.
P.L.
Cul grisâtre
d'une bouteille lancée
dans la mer étroite -
bonjour Trieste.
P.L.
Goutte à goutte
- loupes hallucinées -
le toit s'égoutte.
P.L.
Au profond de la nuit
rentrent les meurtriers
le devoir accompli.
P.L.
Tendu comme un arc,
l'hiver scarifie
d'une autre ride le visage.
P.L.
Dans la nuit luisante
résonnent des pas
- un chien lève la patte -
P.L.
Inconsciente,
la rue se rue
vers sa fin.
P.L.
Au bal de la nuit
aux phalènes,
le pied glisse
sur les cadavres joyeux.
P.L.
La brume
nappe le relief
du jardin myope.
PL
Le rictus du caïman
remonte à l'oeil qui pétille.
Sa proie lui sourit.
PL
Le lacet défait
flâne près du soulier -
Le nez au vent.
PL
Elle a renversé son sac
à la recherche de ses clés -
Sourire amusé.
PL
Elle s'est jetée dans l'étang -
La lune abîmée
de désespoir.
PL
Où va la nuit dans le noir
quand je me retiens
de bouger et de vouloir?
PL
Le temps de la cigale
stridule sans fin,
puis tombe la nuit.
PL
Les bras écartés
il surgit de la neige
l'épouvantail brun.
PL









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