Partager l'article ! Le stress ne supprime pas le goût de travailler: Les salariés jugent majoritairement satisfaisant leur niveau de bien-être au travail. C'est l ...
Les salariés jugent majoritairement satisfaisant leur niveau de bien-être au travail. C'est l'enseignement majeur du premier
baromètre du bien-être au travail Ipsos-«La Tribune», qui mérite cependant d'être nuancé, puisque les salariés relèvent simultanément une
dégradation de la situation pendant les six derniers mois. 64 % des salariés interrogés sont satisfaits de leur niveau de bien-être, parce qu'ils ont la possibilité de s'investir dans leur
travail et d'avoir du relationnel. C'est un niveau cohérent avec les autres études sur le sujet, mais il faut acter une certaiane détérioration, puisque 45 % d'entre eux considèrent qu'il s'est
dégradé au cours des six derniers mois (et 59 % dans les entreprises de plus de 500 personnes).
Du chemin reste à faire
De façon générale, les salariés jugent positivement les actions sur le bien-être au travail conduites par leurs entreprises
: 86 % des salariés des entreprises qui ont pris des mesures pour lutter contre le stress sont satisfaits de leur niveau de bien-être, contre 64 % en moyenne. Leur niveau de stress est également
sensiblement plus faible.
C'est dans le domaine de l'organisation du travail dans l'entreprise et de la reconnaissance du travail que les efforts ont
été les mieux perçus. Voilà qui témoigne que les efforts en ce sens ne sont pas vains. Ils sont une source de mieux-être pour les salariés et de productivité pour les entreprises. Toutefois, du
chemin reste à faire. En effet, un an après le plan d'urgence sur les risques psychosociaux mis en place par le ministère du Travail, seules 21 % des personnes interrogées ont le sentiment que
leur entreprise en fait plus pour lutter contre le stress, indique l'étude.
Niveau de stress élevé
Au quotidien, les salariés jugent d'ailleurs leur niveau de stress élevé (62 %). Les cadres sont les premiers à s'en
plaindre, mais le niveau de malaise des agents de maîtrise devient à son tour préoccupant. Cette population, qui est au plus près des clients, semble prendre de plein fouet l'augmentation du
stress. Et il ne faudrait pas que ce maillon lâche, compte tenu de son rôle stratégique tant sur le bien être des salariés que sur la productivité.
Lien entre bien-être et productivité
Le baromètre montre également que 88 % des salariés jugent le sujet du bien-être au travail important et estiment que le
lien avec la productivité est réel. 42 % d'entre eux estiment en effet que leur performance est affectée par le manque de bien-être. Pour inverser cette tendance, ils mettent en avant trois
axes-clés : la visibilité professionnelle, le temps accordé au dialogue dans l'équipe, l'écoute du management et le confort de l'environnement de travail.
Vers qui se tourner ?
Les résultats du sondage montrent également qu'un tiers des Français estiment que leur travail peut provoquer de graves
problèmes psychologiques et une majorité d'entre eux (54 %) et admettent ne pas savoir vers qui se tourner pour obtenir de l'aide.
Le travail aggrave les maux
Une large majorité de salariés en est persuadée, selon une étude publiée en fin de semaine dernière par le ministère du
Travail : le travail accentue les pathologies choniques dont ils souffrent. D'après cette enquête, 68 % des salariés ont un ou plusieurs problèmes de santé chroniques, qu'il s'agisse de «
problèmes de stress ou d'anxiété » (30 %), de « problèmes de dos » (26 %) ou de « maux de tête ou de migraines » (24 %). Or, dans près de la motié des cas (48 %), les salariés touchés considèrent
que leur pathologie est « causée ou aggravée » par le travail. Les affections lombaires et musculo-squelettiques ainsi que les problèmes psychologiques sont les maux les plus fréquemment liés au
monde du travail. Plus de 60 % des personnes qui en sont victimes citent, en effet, un lien de cause à effet entre leur pathologie, ou son ampleur, et leur emploi. Au premier rang des catégories
socioprofessionnelles les plus sensibles à la pénibilité de leur métier, figurent les agriculteurs, les commerçants et artisans et les ouvriers. Et les hommes plus souvent que les femmes : ils
sont 55 % à estimer que leurs maux sont aggravés ou causés par le travail, contre 47 % pour les secondes.
Conserver près de soi le Manuel d’Épictète
Épictète est né en 50 à Hiérapolis , en Phrygie. Esclave, il gagne Rome avec son maître Épaphrodite et suit les cours du stoïcien Musonius Rufus. Affranchi, il est banni par l’empereur Domitien et s’installe à Nicopolis, en Épire où il ouvre une école et c’est son élève Arrien qui compile son enseignement dans « le Manuel ». Ce livre porte ce titre parce qu’il faut toujours l’avoir « sous la main » et nombre de ceux qui s’y sont référés, de Marc Aurèle à Frédéric II de Prusse, le transportait avec eux dans les fontes de leurs montures.
La principale leçon du grand philosophe stoïcien se fonde sur la nécessaire distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas. Seul ce qui dépend de nous peut être considéré comme un bien ou un mal, à savoir nos décisions, nos jugements, nos désirs. Ce qui ne relève pas de nous doit nous laisser froids et distants. Cependant, nous recevons des influences ou des faits extérieurs auxquels nous ajoutons généralement un jugement de valeur. Ainsi, ajoutons-nous à la vision d’un mort le fait qu’elle soit redoutable alors qu’une vision plus exacte du cycle de la vie et de la mort nous permettrait de mieux réguler nos craintes et nos émotions. Et de mieux diriger notre vie.
Voilà une leçon que nous gagnerions à faire notre dans une période où les agressions du monde son nombreuses et font des ravages. D’ autant qu’Épictète en parle dans un langage simple, quotidien et qui en rien n’a vieilli : le lecteur tombe malade, embrasse sa femme et ses enfants, prend un bain, voyage en bateau, fait l’amour…
Depuis vingt siècles et pour longtemps encore il est bon de glisser ce petit manuel dans ses fontes.
Un précieux manuel facile à se procurer.
Arrien, Pierre Hadot, LGDF, Essai, poche,
2000
Patrick Lamarque est conseil de dirigeants en matière de stratégie, de gestion des crises et de management du changement. Il est également coach pour dirigeant privés et publics. Il opère en France et à l’étranger.
Ancien élève à l'Ecole Nationale d’Administration, Patrick Lamarque, dans les années 80, a créé la mission communication interne et maîtrise du climat social à la Ville de Paris, coordonné la communication gouvernementale auprès du Premier ministre et conseillé pour sa communication le ministre de la Défense. Dans les années 90, il dirige la communication de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux, puis celle de la Ville et de la Communauté Urbaine de Lyon. Il est ensuite appelé comme Conseiller auprès du Secrétaire d'État à la Défense, puis auprès de la Secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées avant d’être chargé de la concertation et de l’accompagnement social à la Délégation Générale pour l’Armement.
Introducteur des études qualitatives dans l’analyse politique il a développé ces méthodes pour structurer une démarche globale de maîtrise du climat interne de l’entreprise. Il a développé une approche novatrice d’entretiens de confrontation pour la résolution de conflits.
À partir de son expérience dans la gestion de la communication de la Défense durant la première guerre du Golfe, il a créé une méthodologie de maîtrise des crises qui a fait ses preuves dans de multiples situations difficiles, lors de crises de changement, de situations d’urgence psychosociale ou de plans de sauvegarde de l’emploi.
Il enseigne à l’ENA, au CELSA, à l’EFAP, dans plusieurs universités françaises ainsi qu’à l’École Supérieur du Commerce et des Affaires de Casablanca et à l’Université de Buenos-Aires. Chroniqueur radio, il est auteur d’une vingtaine d’ouvrages.
Quelques beaux poêmes
Dans une vieille mare,
une grenouille saute,
le bruit de l'eau.
Bashö (1644-1694)
Porté par l'obscurité.
Je croise une grande ombre
dans une paire d'yeux.
Tomas Transtromer (Prix Nobel 2011), traduit par Jacques Outin
Sur la plage
je regarde en arrière
pas la moindre trace de pas.
Hosai (1885-1926)
J'étais là moi aussi -
et sur un mur blanchi à la chaux
se rassemblent les mouches.
Tomas Transtromer (Prix Nobel 2011), traduit par Jacques Outin
Il n'y a rien
dans mes poches -
rien que mes mains.
Kenshin (1961-1987)
Un papillon blanc sort
D'entre les rayures d'un zèbre.
Sei Imai
Plus que de l'aveugle
Du muet fait le malheur
La vue de la lune.
Kyoraï
Au coucou
Elle ne répond rien
La girouette en fer.
Seiho Awano
Le printemps passe.
Les oiseaux crient
Les yeux des poissons portent des larmes.
Bashö (1644-1694)
Plutôt que les fleurs de cerisier
Les petits pâtés !
Retour des oies sauvages.
Matsunaga Teitoku (1571-1654)
Quelques essais personnels
Le bolet doré
au couteau de l'automne
craque mollement.
P.L.
La nuit est posée
l’hiver gagne la ville –
Frisson de moineau.
P.L.
Un mille-pattes trébuche
-bruit de catastrophe-
entre quelques brins d'herbe.
P.L.
Cul grisâtre
d'une bouteille lancée
dans la mer étroite -
bonjour Trieste.
P.L.
Goutte à goutte
- loupes hallucinées -
le toit s'égoutte.
P.L.
Au profond de la nuit
rentrent les meurtriers
le devoir accompli.
P.L.
Tendu comme un arc,
l'hiver scarifie
d'une autre ride le visage.
P.L.
Dans la nuit luisante
résonnent des pas
- un chien lève la patte -
P.L.
Inconsciente,
la rue se rue
vers sa fin.
P.L.
Au bal de la nuit
aux phalènes,
le pied glisse
sur les cadavres joyeux.
P.L.
La brume
nappe le relief
du jardin myope.
PL
Le rictus du caïman
remonte à l'oeil qui pétille.
Sa proie lui sourit.
PL
Le lacet défait
flâne près du soulier -
Le nez au vent.
PL









La logique est une manière méthodique de se tromper en toute confiance. Robert Heinlein
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||