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Leadership

Mardi 16 octobre 2012 2 16 /10 /Oct /2012 22:52

images-1 Nul besoin de parler ni de faire de grands gestes pour s’imposer comme le leader d’un groupe. Il suffit d’avoir l’air assuré de celui qui sait ce qu’il fait pour que les autres suivent ! C’est la conclusion à laquelle sont parvenus deux chercheurs, Jens Krause et John Dyer, à la suite d’une étude sur les processus de décision des individus dans un groupe d’humains.

 

Des personnes placées dans une grande pièce avaient pour consigne de se déplacer, sans rentrer en contact oral ou gestuel avec les autres, tout en restant dans le groupe. Toutefois, certains participants étaient informés de directions à prendre. Étonnamment, il suffisait que 5% des individus soient ainsi « informés » pour être considérés – le plus souvent inconsciemment – comme les leaders. Ils pouvaient alors déterminer à la fois la direction et la vitesse des déplacements.

 

Un comportement qui peut être mis en parallèle avec celui des oiseaux migrateurs qui calent leur vol sur celui d’un individu et le suivent.

 

Donc, il faut être sûr de soi… et en avoir l’air, pour que, dans un groupe – et probablement plus encore lorsqu’il est en insécurité -, un leadership s’élabore. Une leçon à méditer… et à éviter toutefois d’appliquer s’il est manifeste que l’on est aussi incertain que les autres qu’il ne s’agit pas de prendre pour des imbéciles !

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Samedi 7 juillet 2012 6 07 /07 /Juil /2012 17:38

solitude du dirigeant Dans l'exercice de son activité, le dirigeant vit trois situations paradoxales qui peuvent le conduire sur le chemin de la souffrance.

D'abord, lorsqu’il ressent un besoin particulier ou lorsqu'il se confronte à une difficulté, il se croit obligé de se débrouiller seul. Il est trop bien formé, trop important et, même, trop considérable pour ne pas être capable de le faire, n'est-ce pas? Et puis, plus il grandi dans l’entreprise, c'est-à-dire plus il monte en grade et en responsabilité, plus il pense devoir se débrouiller seul et s'engage dans un mouvement d'isolement qui le qualifie comme important et, progressivement, le déqualifie au regard d'une approche simple et humble des problèmes croisés sur son chemin.

Le deuxième paradoxe du dirigeant, est relatif à ses proches, dans et hors le milieu professionnel. Ils pourraient l'aider s'il le leur demandait, certes, mais ils sont trop concernés et entretiennent avec lui des relations souvent ambivalentes qui les autorisent rarement à faire preuve d'objectivité. De surcroît, il est hors de question qu'il puisse échouer. D'ailleurs, échouer  serait difficile à endosser, de même qu'il ne peut pas  leurdemander de l'aide sous peine de remettre en cause sa position et son statut et la vision "fantasmée" que les autres ont élaborée le concernant.

Enfin, troisième paradoxe du dirigeant, il devient moins compétent face à ceux avec lesquels il rencontre des problèmes. Il a acquis l'habitude de plier les difficultés à sa volonté et, lorsqu'elles résistent, il a appris l'art élégant de les transférer à quelque collaborateur ou conseil. Aussi a-t-il perdu cette souplesse qui le faisait apprécier dans les débuts de sa carrière.

Alors vient l'heure du coach. Elle n'est pas celle de l'aveu d'une faiblesse. Au contraire, elle est l'heure du courage de regarder en face les points durs auxquels il est confronté. Elle est l'heure de la sagesse de requérir l'appui qui lui  permettra de trouver en lui-même les ressources pour faire face.


Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 18:22

images-1L'actuelle campagne présidentielle apporte quelques leçons surprenantes que les dirigeants d'entreprise gagneraient à méditer. Ainsi, parle-t-on beaucoup moins d'Internet et de Twitter que ces derniers mois. Non que le "modèle Obama" ait disparu, mais parce que ces médias électroniques sont désormais totalement intégrés aux stratégies des candidats. En revanche, on voit réapparaître un moyen de communication qu'on croyait rangé aux oubliettes des IIIème et IVème Républiques, ou réservé aux compétitions cantonales. Je veux dire le meeting de plein air, tenu sur un large espace ouvert pour montrer à tous, en commençant par soi-même, les moyens de sa puissance. Ce fut la Bastille et la plage du Prado pour J-L Mélenchon, la Concorde pour N. Sarkozy et l'esplanade du château de Vincennes pour F. Hollande.

 

À nous l'espace public !

Ces grands meetings et les foules qu'ils réunissent nous disent beaucoup plus que nombre de sondages sur l'état présent de l'opinion. Ils signalent un irrépressible besoin d'éprouver le coude à coude et le sentiment de puissance ressenti à l'occupation d'une rue ou d'un vaste espace public. Une énergie collective qui dépasse la simple addition des forces de chacun.

 

Ce besoin d'être forts témoigne de ce que les débats occultent : les menaces socio-économiques qui planent sur nos têtes et que nous oublions le temps de cette fête citoyenne, en sachant que ses lendemains seront douloureux. Nous éprouvons donc une profonde aspiration à être rassurés, que nous colmatons en partie par ce retour à une vieille figure de la puissance sociale et politique... en espérant confusément qu'elle intimidera les marchés financiers et qu'elle culbutera leur logique implacable. Un rêve sans doute, mais qu'importe s'il remplit pour le moment sa fonction de sécurisation.


Entendre un récit

À travers cette aspiration, c'est au sens des choses que ces foules appellent. Dans un pays qui s'est senti plier au cours des dernières années, c'est la compréhension du cours des choses qui fait défaut. Car, s'il est impossible de changer la façon dont elles vont, au moins qu'on les comprenne. Faute de quoi, c'est l'anxiété qui gagne.

 

D'où l'écho obtenu par le lyrisme de J-L Mélenchon, la campagne centrée sur la fierté d'une France forte conduite par N. Sarkozy, voire même cet oxymore de l'"espoir lucide" lancé par F. Hollande ce dimanche. A contrario, si F. Bayou ne semble pas atteindre l'étiage de sa précédente campagne, c'est probablement parce qu'il répète l'erreur de R. Barre en 1974 : les Cassandre ne font pas plus rêver qu'ils ne rassurent, surtout s'ils n'ont pas tort sur le fond.

 

Injonctions paradoxales

Si les citoyens ont besoin d'une force qui leur serve de bâton de marche et d'un récit qui soit leur boussole dans les passes difficiles, il est certain que les mêmes, dans leur situation de salariés, vivent des angoisses identiques et aspirent aux mêmes choses. Il est vrai, en effet, qu'au cours des entretiens que nous conduisons dans les entreprises, l'incompréhension des choix des dirigeants est présente à peu près partout.

 

Non que les salariés ignorent l'environnement économique international ou domestique. Au contraire, ils seraient souvent prêts à entendre un discours qui se fonderait sur ces constats assez généralement partagés. En revanche, plus que jamais, les chiffres, les statistiques et les tableaux excel sont invalidés par l'anxiété générale.

 

Au même titre que les discours en forme d'injonctions paradoxales du type "travaillez plus pour moins de sécurité dans votre emploi". Ou que les demi-réformes qui évitent les choix douloureux en laissant chacun dans un inconfort provisoire au caractère fortement anxiogène. En effet, lorsque les dirigeants ne sont pas clairs, lorsque le récit qu'ils transmettent est trop manifestement sujet à caution, en croyant apaiser les esprits ils engendrent une souffrance accrue.

 

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 23:17

le discours d'un roi Remarquable film pour qui s’intéresse au coaching que « le discours d’un roi », de Tom Hooper, sorti en salle depuis le début du mois de février, d’après l’histoire vraie du père de l’actuelle reine Elisabeth II qui, contraint par la démission de son frère aîné, deviendra roi d’Angleterre juste avant la seconde guerre mondiale.

 

Incapable de s’exprimer en public du fait d’un bégaiement irrépressible, le futur Georges VI doit vaincre cette difficulté pour assumer son rôle de prince, puis de roi, à une époque où la radio surgit dans l’espace public. Après avoir essayé tous les orthophonistes de Londres, il se retrouve dans le cabinet d’un thérapeute peu orthodoxe du langage, Lionel Logue.

 

Dès le début, celui-ci impose ses règles : « les rendez-vous se passent dans mon cabinet », « appelez-moi Lionel, je vous appellerai Bertie ». Alors, celui qui est encore le duc d’York se rebelle, refuse les contrats, mais son « coach langagier » tient bon et s’appuie sur les premiers succès, pour démontre que surmonter ce handicap est possible.

 

Le client est motivé, combatif, travailleur. Son épouse le soutien et son thérapeute sait lui faire confiance. Le travail avançant, Logue prend le risque de dire tout haut ce que le prince, loyal à son frère, ne veut pas entendre, à savoir que celui-ci choisira le mariage avec Mrs Simpson et que le duc d'York devra accéder au trône. Ses croyances se trouvent alors bousculée. Il rompt avec son coach jusqu’au moment où, ibligé de se plier à la cérémonie d’intronisation à Westminster, il renouera avec lui.

 

Partant de la préparation de cette cérémonie officielle, un travail en profondeur se développe, sur les causes du bégaiement du monarque : terreur de son père, agoraphobie, peur de n’être pas à la hauteur. Jusqu’à cet instant ultime où, la guerre à l’Allemagne étant déclarée, il doit prononcer un discours radiophonique à la nation. On assiste à la préparation, avant de les retrouver tous les deux dans la cabine d’enregistrement. Se déploie  dans cet espace intime une relation de chef d’orchestre à soliste, pour un résultat qui lmpose le nouveau monarque comme ciment de la nation et rempart face à l’expansion nazie.

 

Il est alors porteur de sa vision, confiant dans sa propre identité et… libéré de ses phobies… Une leçon de coaching, vous dis-je, avec ses hésitations, ses accidents, ses voies frayées grâce à la confiance respective des deux personnes engagées dans la conversation ! Avec son ouverture à l'autre, aussi, et l'acceptation que c'est le client qui fait son chemin, dans son monde propre étranger à celui du coach. Une leçon d'altérité, en somme.

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 10:53

2386417059-en-images-les-occupants-d-une-voiture-voient-un-Comment peut-on être femme ou homme politique ? De quel bois sont-ils faits pour encaisser tout ce stress, ces affrontements violents, ces heures de travail tardives tout en se surveillant constamment puisque, désormais, la moindre petite phrase de travers se paie cash ? Quoi qu’on en dise, ce sont des « athlètes de haut niveau » dont l’énergie et la résistance forcent l’admiration.

 

Certes, ils sont protégés par des entourages. Mais, plus ils grimpent vers les sommets plus il leur faut faire le tri entre amis du « premier cercle » et rats de cour.

 

Il n’empêche, il faut tenir le rythme et ne pas craquer. La légende leur attribue des moyens de décompression dans l’alcool, les déjeuners pantagruéliques et une libido surpuissante. En réalité, la majorité des politiques a une vie stricte, picore aux buffets, choisit le Perrier à la place du champagne et entretient sa condition physique.

 

Non, ce qui « tient » les politiques et leur permet de résister c’est d’abord la reconnaissance. Surtout que, contrairement à l’image qu’induit pour eux la nécessité de conserver leur sang-froid, ils partagent une grande intelligence émotionnelle qui se manifeste par leur goût des contacts. Ils se nourrissent des autres et, à ce titre, l’admiration qui généralement les entoure leur est le soutien le plus précieux. Aussi fort que celui de parents qui savent encourager leurs enfants. Ce soutien public conforte chez eux l’estime de soi. Parfois à l’excès, mais toute médaille a son revers.

 

Bien, direz-vous, mais comment font-ils lorsque l’adversité se renforce et que leur côte baisse ? C’est alors, en effet, qu’ils ont le plus besoin de leurs proches, de leurs entourages et de leurs militants. Et tant qu’ils demeurent tenus par un objectif qui permet de focaliser leur énergie et leurs espoirs, leur mental résiste.

 

En revanche, que vienne un temps de vacuité, conjugué avec la désertion des « amis » et les idées noires surgissent. Avec parfois des actes délétères. Comme des athlètes, ils sont capables de performances hors du commun et, à la fois vulnérables. Chez eux ce ne sont ni le ménisque, ni les adducteurs qui cèdent mais parfois le dos et souvent l’âme.

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 19:23

 


À quoi sert le coach? Au-delà de toutes les considérations, il sert surtout à accompagner ses semblables, dans un monde débridé, où l'avenir est aussi flou que le présent et où la solitude est la plus partagée des situations.

 

Comment arrêter une décision importante en exposant ses interrogations à un miroir doté d'humanité ? Un miroir chaud, compréhensif toujours, et souvent doté de ces fulgurances dont la seule intelligence consiste à regarder les choses autrement.

 

En tout cas, tel est l'intérêt que je trouve au presque rien de ces rencontres si riches, autour des questions du quotidien de la vie professionnelle. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 21:15

Le volcan du glacier EyjafjallajokullComme des milliers de gens, je devais partir pour un voyage au long cours au moment où les avions se sont trouvés cloués au sol du fait de l'éruption de ce volcan islandais au nom imprononçable. Que faire contre la fatalité? Surtout lorsqu'elle ne nous coûte que quelques jours de loisirs et la déception des photos manquées. Et puis, qu'aurions-nous été penser si un avion s'était écrasé pour avoir mal digéré la silice répandue dans le ciel?

Il a donc fallu se réorganiser et passer plus de quatre heures à écouter l'horrible musique du call center, en plaignant les téléconseillers contraints de décevoir des paquets d'interlocuteurs sans pouvoir apporter la moindre réponse à leurs litanies de motifs impératifs de partir immédiatement.

Sauf que maintenant on s'interroge pour savoir s'il n'y a pas eu, ici encore, abus du principe de précaution. La mécanique serait assez voisine de celle qui a causé la grande peur de la grippe H1N1. Voilà donc des spécialistes qui, prenant en compte les mouvements des vents et la teneur en silice expulsée par la gueule du volcan, ont pris le maximum de garanties pour ne pas se voir reprocher, un jour peut-être, une coupable négligence.

Ainsi se met en branle le principe d'hyper-précaution à partir d'une timidité de bureau, toute banale. Partant de ce premier élément, chacun se met à se protéger, faisant claquer les parapluies plus fort encore que la fureur du volcan (du moins entendu depuis Paris!).

glaciation de la gouvernance

Je ne peux prétendre qu'il y ait eu risque ou pas risque au-dessus de nos têtes, en Europe de l'Ouest. Je prétends pas qu'il fallait laisser aller les avions en considérant que nos frontières avaient déjà démontré leur étanchéité lors de l'affaire du nuage de Tchernobyl. Mais, pourquoi diable a-t-on laissé un modèle mathématique décider de ce qu'il fallait faire? Ne pouvait-on pas lancer une cartographie réelle et non théorique du nuage en recourant aux moyens d'observation dont nous disposons pour assurer des prélèvements : essais d'avions comme l'ont fait certaines compagnies (dont la neutralité scientifique n'est pas prouvée), prélèvements par ballons sondes...

Bref, ne pouvait-on pas réagir à la crise, au niveau européen, sans hystérie précautionneuse ni pensée magique sur la fiabilité de notre aéronautique?

Il y a là un réel problème de gouvernance. Nos dirigeants se plaignent de ne plus disposer d'espace pour exercer leurs responsabilités, en matière de crise économique notamment, mais ils se refusent à les prendre lorsqu'ils peuvent le faire. Exemple de l'extension de cette glaciation de la gouvernance : à part Medvedev, ni Merkel, ni Sarkozy, ni Van Rompuy, ni Barroso n'ont eu l'idée d'affréter un train ou des hélicoptères pour se rendre à Cracovie dimanche afin d'accompagner les Polonais dans le deuil de leur Président. Qu'ils n'aillent pas demain leur reprocher leur euro-scepticisme.

En tout cas, ce n'est pas ainsi qu'on peut faire fonctionner une société complexe, sinon sa vulnérabilité au moindre grain de silice finira par avoir raison d'elle.

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 06:30
Elus La livraison de janvier d'"Acteurs publics" nous apporte les résultats d'une intéressante enquête réalisée par l'IFOP à la demande du magazine (enquête auto-administrée en ligne, auprès de 539 fonctionnaires de catégorie A, rélaisée du 10 au 16 décembre 2009). Globalement, les hauts fonctionnaires ne critiquent pas tant l'action des élus et politiques  que leur capacité à conduire le changement et les réformes dans leur administration.

Globalement, ils ne sont que 35% à les considérer lcomme de bons gestionnaires du changement. De façon plus intéressante, on constate que le jugement varie selon la fonction publique dont il s'agit. À ce concours, ce sont les élus locaux qui sortent gagnants, avec 57% de jugements favorables, contre 34% dans la fonction publique d'État et 25% dans la fonction publique hospitalière.

Les critiques s'organisent autour de deux types de reproches. D'abord, une majorité de répondants relève un déficit d'implication des politiques qui agissent principalement par effets d'annonce (55%). Ensuite, seule une minorité de cadres publics estime que les responsables politiques s'impliquent réellement dans les réorganisations internes de l'administration (35%). Et 30% seulement considèrent qu'ils s'impliquent dans les conséquences humaines des réorganisations !

Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 22:16
refusLorsqu'un événement aussi traumatisant qu'une restructuration survient et que la stupeur du choc est passée, la personne entre dans une phase de déni. Sa durée est variable, car nous sommes tous inégaux en matière d'émotions, mais elle peut être longue de plusieurs mois.

La stratégie de changement qui est alors conduite doit en tenir compte. Et d'abord admettre cette fuite de la réalité, à base de raisonnements irréalistes, qui répond plus à la peur qu'à une démarche de résolution de la difficulté. Mais quelle attitude adopter ?
courbechangement


D'abord, éviter d'engager la moindre négociation car, l'individu ou le groupe n'est pas en état d'engager un échange clair et tout ce qui aura été concédé durant cette phase ne servira pas à assurer la transaction nécessaire à la sortie de crise : voir ci-dessus la courbe du changement.


Toutefois, le dialogue ne doit pas être rompu et doit se conduire selon quelques principes clairs :

- reconnaître la souffrance provoquée par la situation

- recontextualiser périodiquement la situation en rappelant ses motivations, à partir de faits inattaquables

- contre-argumenter avec empathie et sans agressivité

- ne pas hésiter à répéter et répéter encore

- exercer une pression progressivement plus forte en prenant appui sur le temps qui passe

- présenter une "vision de sortie de crise" motivante et justifiant les sacrifices.
Par Patrick Lamarque - Publié dans : Leadership
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Le fil d'Ariane

L'animation ci-dessous présente ma pratique du coaching individuel et d'équipe à destination des dirigeants. En cliquant sur l'image en bas à droite (petite croix) vous pourrez l'ouvrir en mode plein écran et, ainsi, la lire plus confortablement.

 


Digest

 

Patrick Lamarque est conseil de dirigeants en stratégie, gestion des crises et management du changement. Il est également coach pour dirigeant privés et publics et expert en prévention des risques psychosociaux. Il opère en France et à l’étranger.


Ancien élève à l'Ecole Nationale d’Administration, Patrick Lamarque, dans les années 80, a créé la mission communication interne et maîtrise du climat social à la Ville de Paris, coordonné la communication gouvernementale auprès du Premier ministre et conseillé pour sa communication le ministre de la Défense. Dans les années 90, il dirige la communication de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux, puis celle de la Ville et de la Communauté Urbaine de Lyon. Il est ensuite appelé comme Conseiller auprès du Secrétaire d'État à la Défense, puis auprès de la Secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées avant d’être chargé de la concertation et de l’accompagnement social à la Délégation Générale pour l’Armement.


Introducteur des études qualitatives dans l’analyse politique il a développé ces méthodes pour structurer une démarche globale de maîtrise du climat interne de l’entreprise. Il a développé une approche novatrice d’entretiens de confrontation pour la résolution de conflits.


À partir de son expérience dans la gestion de la communication de la Défense durant la première guerre du Golfe, il a créé une méthodologie de maîtrise des crises qui a fait ses preuves dans de multiples situations difficiles, lors de crises de changement, de situations d’urgence psychosociale ou de plans de sauvegarde de l’emploi.


Il a enseigné à l’ENA, au CELSA, à l’EFAP, dans plusieurs universités françaises ainsi qu’à l’École Supérieur du Commerce et des Affaires de Casablanca et à l’Université de Buenos-Aires. Il est l'auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

 

 

 

Le jardin haïku

 

Quelques beaux poêmes

 

Dans une vieille mare,

une grenouille saute,

le bruit de l'eau.

Bashö (1644-1694)

 

 

Porté par l'obscurité.

Je croise une grande ombre

dans une paire d'yeux.

Tomas Transtromer (Prix Nobel 2011), traduit par Jacques Outin


 

Sur la plage

je regarde en arrière

pas la moindre trace de pas.

Hosai  (1885-1926)

 

 

J'étais là moi aussi -

et sur un mur blanchi à la chaux

se rassemblent les mouches.

Tomas Transtromer (Prix Nobel 2011), traduit par Jacques Outin

 

 

Il n'y a rien

dans mes poches -

rien que mes mains.

Kenshin (1961-1987)

 

 

Un papillon blanc sort
D'entre les rayures d'un zèbre.

Sei Imai

 

 

Plus que de l'aveugle
Du muet fait le malheur

La vue de la lune.

Kyoraï

 

 

Au coucou

Elle ne répond rien

La girouette en fer.

Seiho Awano

 

 

Le printemps passe.

Les oiseaux crient

Les yeux des poissons portent des larmes.

Bashö (1644-1694)

 

 

Plutôt  que les fleurs de cerisier

Les petits pâtés !

Retour des oies sauvages.

Matsunaga Teitoku (1571-1654)


 

Quelques essais personnels

 

Le bolet doré

au couteau de l'automne

craque mollement.

P.L.

 

 

La nuit est posée

l’hiver gagne la ville –

Frisson de moineau. 

P.L.


 

Un mille-pattes trébuche

-bruit de catastrophe-

entre quelques brins d'herbe.

P.L.


 

Cul grisâtre 

d'une bouteille lancée

dans la mer étroite -

bonjour Trieste.

P.L.

 

 

Goutte à goutte

- loupes hallucinées -

le toit s'égoutte.

P.L.

 

 

Au profond de la nuit

rentrent les meurtriers

le devoir accompli.

P.L.

 

 

Tendu comme un arc,

l'hiver scarifie

d'une autre ride le visage.

P.L.

 

 

Dans la nuit luisante

résonnent des pas

- un chien lève la patte -

P.L.

 

 

Inconsciente,

la rue se rue

vers sa fin.

P.L.

 

 

Au bal de la nuit

aux phalènes,

le pied glisse

sur les cadavres joyeux.

P.L.

 

 

La brume

nappe le relief

du jardin myope.

PL

 

 

Le rictus du caïman

remonte à l'oeil qui pétille.

Sa proie lui sourit.

PL

 

 

Le lacet défait

flâne près du soulier -

Le nez au vent.

PL

 

 

Elle a renversé son sac

à la recherche de ses clés -

Sourire amusé.

PL

 

 

Elle s'est jetée dans l'étang -

La lune abîmée

de désespoir.

PL

 

 

Où va la nuit dans le noir

quand je me retiens

de bouger et de vouloir?

PL

 

 

Le temps de la cigale

stridule sans fin,

puis tombe la nuit.

PL

 

 

Les bras écartés

il surgit de la neige

l'épouvantail brun.

PL

Le coin des livres


Réalité

Ch. André Psycho de la peur

Bruno


Precht


Billeter

Rencontres

Ch André


Savoir attendre

Gilligan

EKR

Cyrulnik-Morin


Dejours light
Cyrulnik light
Talaouit
41yAu4IM-BL. SL500 AA300
MFH

Daewoo

 


La citation de la semaine

La routine, cette préface des révolutions !  Emile de Girardin - Les Cinquante-deux


Patrick Lamarque

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