Remarquable film pour qui s’intéresse au coaching que « le discours d’un roi », de Tom Hooper,
sorti en salle depuis le début du mois de février, d’après l’histoire vraie du père de l’actuelle reine Elisabeth II qui, contraint par la démission de son frère aîné, deviendra roi d’Angleterre
juste avant la seconde guerre mondiale.
Incapable de s’exprimer en public du fait d’un bégaiement irrépressible, le futur Georges VI doit vaincre cette difficulté pour assumer son rôle de prince, puis de roi, à une époque où la radio surgit dans l’espace public. Après avoir essayé tous les orthophonistes de Londres, il se retrouve dans le cabinet d’un thérapeute peu orthodoxe du langage, Lionel Logue.
Dès le début, celui-ci impose ses règles : « les rendez-vous se passent dans mon cabinet », « appelez-moi Lionel, je vous appellerai Bertie ». Alors, celui qui est encore le duc d’York se rebelle, refuse les contrats, mais son « coach langagier » tient bon et s’appuie sur les premiers succès, pour démontre que surmonter ce handicap est possible.
Le client est motivé, combatif, travailleur. Son épouse le soutien et son thérapeute sait lui faire confiance. Le travail avançant, Logue prend le risque de dire tout haut ce que le prince, loyal à son frère, ne veut pas entendre, à savoir que celui-ci choisira le mariage avec Mrs Simpson et que le duc d'York devra accéder au trône. Ses croyances se trouvent alors bousculée. Il rompt avec son coach jusqu’au moment où, ibligé de se plier à la cérémonie d’intronisation à Westminster, il renouera avec lui.
Partant de la préparation de cette cérémonie officielle, un travail en profondeur se développe, sur les causes du bégaiement du monarque : terreur de son père, agoraphobie, peur de n’être pas à la hauteur. Jusqu’à cet instant ultime où, la guerre à l’Allemagne étant déclarée, il doit prononcer un discours radiophonique à la nation. On assiste à la préparation, avant de les retrouver tous les deux dans la cabine d’enregistrement. Se déploie dans cet espace intime une relation de chef d’orchestre à soliste, pour un résultat qui lmpose le nouveau monarque comme ciment de la nation et rempart face à l’expansion nazie.
Il est alors porteur de sa vision, confiant dans sa propre identité et… libéré de ses phobies… Une leçon de coaching, vous
dis-je, avec ses hésitations, ses accidents, ses voies frayées grâce à la confiance respective des deux personnes engagées dans la conversation ! Avec son ouverture à l'autre, aussi, et
l'acceptation que c'est le client qui fait son chemin, dans son monde propre étranger à celui du coach. Une leçon d'altérité, en somme.

Comment peut-on être femme ou homme politique ? De quel bois sont-ils faits pour encaisser tout ce
stress, ces affrontements violents, ces heures de travail tardives tout en se surveillant constamment puisque, désormais, la moindre petite phrase de travers se paie cash ? Quoi qu’on en
dise, ce sont des « athlètes de haut niveau » dont l’énergie et la résistance forcent l’admiration.
Comme des milliers de gens, je devais partir pour un voyage au long cours au moment où les avions se sont trouvés cloués au
sol du fait de l'éruption de ce volcan islandais au nom imprononçable. Que faire contre la fatalité? Surtout lorsqu'elle ne nous coûte que quelques jours de loisirs et la déception des photos
manquées. Et puis, qu'aurions-nous été penser si un avion s'était écrasé pour avoir mal digéré la silice répandue dans le ciel?
Lorsqu'un événement aussi traumatisant qu'une restructuration survient et que la stupeur du choc est passée, la personne entre
dans une phase de déni. Sa durée est variable, car nous sommes tous inégaux en matière d'émotions, mais elle peut être longue de plusieurs mois.
Lundi 6 février disparaissait, à l'âge de 88 ans, Antoni
Tapies. Ce n'est pas simplement une part de l'âme catalane qui s'efface avec lui, mais une des plus grandes figures de la peinture européenne de la seconde moitié du XXème siècle. Celui qui, dans
le monde de la peinture informelle, plus qu'abstraite, faisait le pendant à l'anglais Francis Bacon (mort d'ailleurs à Madrid en 1992) dans un ordre plus figuratif.





















